Louxor
Louxor en Egypte
Louxor en Egpypte est au coeur de la ville est le temple le plus proche des bateaux. Elevé sous Aménophis III (XIVe siècle av. J.- C.) et Ramsès II (XIIIe siècle av. J.- C.), le temple de Louxor ne servait en fait qu’une fois l’an lorsque les statues des dieux thébains étaient sorties du temple d’Amon à Karnak pour célébrer Opet, la fête du Nouvel An.
A l’époque, le cortège empruntait alors le dromos, voie triomphale longue de 2,5 km bordée dit-on de 700 sphinx à tête humaine, aujourd’hui en grande partie enfoui sous la ville nouvelle. Le dromos réapparaît juste à temps pour accueillir les visiteurs à l’entrée du site et les accompagner aux pieds de l’impressionnant pylône de Ramsès II gardé par trois colosses du pharaon. L’obélisque parisien doit se sentir vraiment seul depuis qu’il sait que jamais il ne rejoindra son alter ego Egyptien.
Louxor, capitale égyptienne du tourisme
Le déclin de la civilisation des pharaons puis sa disparition portent un sérieux coup à Louxor. Les monuments autrefois réservés aux plus hauts dignitaires et aux prêtres serviteurs de dieux tout-puissants, choyés et craints, abritent alors des habitations de brique crue, celles du tout-venant. Car seuls les murs hauts et épais des temples offrent une protection efficace contre les bandits de l’époque.
Dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, les adeptes de la nouvelle foi érigent leurs églises dans les enceintes sacrées pour les Egyptiens de l’époque pharaonique, comme dans les temples de Louxor et de Karnak où sont encore visibles des croix gravées. Louxor ne présente aucun intérêt pour les armées arabes venues propager l’islam. Les dirigeants musulmans fondent Le Caire et la magnificence de la civilisation islamique se développe des centaines de kilomètres au nord de l’ancienne capitale.